Aquarellane -'s profileAQUARELLANE PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
AQUARELLANEMon coeur respire les mots, mes mains les écrivent, mon âme les imprime. Mes maux sont des tours de passe passés. Je pars dans tous les "sens" du terme.... Est ce que l'amour en m'affaiblissant ne deviendrait pas un poison puissant ? |
||||||||||||||||
|
|
Article L. 111-1 du Code de la propriété intellectuelle : L'auteur d'une oeuvre de l'esprit jouit sur cette oeuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral, ainsi que des attributs d'ordre patrimonial [...]. Article L. 123-1 du Code de la propriété intellectuelle : L'auteur jouit, sa vie durant du droit exclusif d'exploiter son oeuvre sous quelque forme que ce soit et d'en tirer un profit pécuniaire. Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants-droits pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent.
Avant que mes jours de blessures et de pleurs s'achèvent, avant de cesser de rêver, avant que je renonce. Avec mes mots au bout des doigts, avec mes errances, mes illusions, je franchis des murs, des barrières, pour voir l'autre côté de l'ombre, l'absence qui ronge, et le silence. Oui, mes jours sont étranges, mais mes nuits sont extraordinaires sous le feu de mes paupières. Je sais, il me faudra du temps.
Carla BruniDécouvrez Carla Bruni! Je t'aime moi non plus, L'OM a perdu son grand argentier"C'est footu ! Robert Louis-Dreyfus, actionnaire principal de l'OM, meurt à 63 ans d'une leucémie. Mince alors, l'OM est orphelin, il n'a plus de patron ! C'est la terrible nouvelle de ce premier week-end de juillet". La presse se demande "qui voudra du club ?"ou plutôt "qui sera le bienvenu au club ! " Car, attention, il faut être marseillais, faut pas déconner "peu chère".
Sur cette triste nouvelle, j'avoue malgré tout que je m’en fou du foot, mais cela me ballonne tant que je ne peux m'empêcher de donner mon avis sur ce sport (un pet pour une paix cela soulage). Pourquoi ? parce que ce n'est pas joli : le fric, les supporters qui ,entre parenthèse, je les laisserais bien s’étriper jusqu’au dernier. Oui, pourquoi ne ferme-t-on pas les portes des stades pour enfin en terminer avec la violence et la connerie du football. Réaction primaire ? Caricaturale ? c’est le point de vue d’une femme et alors ? c'est sans doute bête de réagir ainsi, mais jamais je ne parviendrai à égaler la bestialité que génère le ballon rond. Déjà, je devine quelques lecteurs s’apprêter à entonner le couplet de « la minorité violente » qui déshonore un sport populaire. Non ! mais, mes bons amis, il se trouve que la violence et la bêtise sont de mises dans ce jeu. Les premiers hooligans sont apparus au début du XXème siècle et depuis le phénomène est devenu proprement incontrôlable. Rappelez-vous la tragédie du Heysel, en 1985 - 86 ? moi je m’en souviens, cela n’a rien changé. Bien sûr, on peut s’obstiner à le nier ; invoquer l’alcool ; convoquer la sociologie des frustrations sociales et de la misère ouvrière à la recherche d’un exutoire. Il n’empêche que l’ovale, le rugby est certes davantage « terroir » que « cités industrielles », et sport de contact plus brutal, est-il pour autant moins populaire que le foot ? bien au contraire, et pourtant, jamais on n’a assisté dans les tribunes ou devant les stades à de pareils déferlements de violence et de haine. Pourquoi ? Parce que le rugby est un sport d’équipe alors que le foot n’est qu’un rassemblement d’individualités qui se partagent un territoire. Une cohabitation, une négation comme en politique si j’ose dire ! Au pays de l’ovale, j’observe que tout s’organise autour du porteur du ballon. On l’accompagne, on le soutient et l’exploit résulte toujours d’un mouvement collectif. Au foot, on marque l’adversaire ; individu contre individu ; chacun pour soi ; la loi de la jungle. J’irai jusqu’à dire que « c’est mon coin de pelouse, j’y étais le premier ». Les autres ne sont que des faire-valoirs, tout juste bons à faire la passe qui permettra de briller. Cette différence détermine les comportements : Bling bling pour les stars du ballon rond (ne m’en veux pas Nicolas !) ; baston et pochetrons pour les tribunes. Au rugby, en revanche, chacun a sa place : petits, grands, gros, maigres ; la diversité est la clé de la réussite. D’abord l’équipe, ensuite les joueurs. Est-ce vraiment étonnant ? Le foot pour moi est un jeu qui surfe sur ce qui est de plus égoïste dans l’homme, de plus mesquin : l’adoration du fric. C’est honteux ! comme un parfum d'exode !C'est parti... La grande évasion, l'appel du sable et des grands horizons. Le train s'emplit de valises à roulettes et sacs à dos sous l'œil vaguement envieux de ceux qui vont bosser, ceux qui restent, ceux qui vont devoir s'adapter à la tyrannie des horaires d'été. Attendre un bus qui n'arrive pas. Chercher la boulangerie ouverte. Le tabac. La pharmacie de service. Dans ma rue déserte aux volets fermés, je vois les retardataires qui chargent leurs voitures à ras bords. Je devine aussi les malins qui ont attendu le lundi pour bien montrer qu'ils ne dépendent pas d'une location et les sages qui ont su éviter la cohue vous laissant plantés là sans un regard d'adieu. Et tout ce petit monde vous abandonne à l'indigence estivale des programmes télé. Tiens, même la voiture de mon voisin "piaffe" déjà d'impatience toute prête à dévorer les kilomètres
le parc Montsouris Paris 14emeA l'heure des grandes transhumances, quand les concentrations urbaines se muent en concentrations littorales, quand après des heures passées au pas sur tout ce que l'hexagone compte de bitume, on retrouve avec soulagement la foule qu'on vient de quitter, quand la promiscuité devient omniprésente, que fuir son voisinage tourne au rêve impossible, quelque soit son goût pour autrui, il n'est pas interdit d 'imaginer un endroit préservé, comme au premier matin du monde, où les jours passeraient sans laisser la moindre ride en surface, un coin de paradis ou la solitude ne serait plus un luxe. Que faire ? Rester chez soi, faire des balades. Aussi, pour satisfaire mon besoin de solitude et me ressourcer, j'ai la chance d'avoir à quelques pas de chez moi, un paysage de nature vaiment dépaysant. Et il ne m'en faut pas plus pour avoir l'impression d'être ailleurs, dans un autre temps, une autre époque : Le parc Montsouris..... et je ne suis pas la seule ...
Le parc Montsouris c’est le domaine Où je promène mes anomalies… Où j’me décrasse les antennes Des mesquineries de la vie. Jacques Higelin Les vacances de M. HublotEn ligne de mire !
Comme tous les ans, de juin à août, la télé prend ses vacances. L'étrange lucarne devient alors une morne plaine, vivant au ralenti. On avait bien senti le vent tourner. Les signes étaient clairs. Pourtant, à chaque fois, le choc est brutal. Déjà, courant mai, on a senti le vent tourner. La mine réjouie, le présentateur du journal télévisé avait l'œil qui frisait, en évoquant les aqueducs du mois de mai comme autant de préludes, aux grandes vacances. Assez rapidement, quelques émissions ou séries ont quitté discrètement le PAF pour cause de trêve estivale, certaines même avec un certain manque d'élégance, à 3 épisodes de la fin pour cause de vacances d'été ! j'appelle cela de la haute trahison. Mais fin mai ? Les grandes vacances sont-elles un peu plus tôt chaque année ? Dès début juin, entre deux petits coups de griffes aux enseignants en grève, la grande messe du 20 heures commence subrepticement à s'entrelarder de reportages édifiants sur les plages françaises ou les beaux coins en montagne.Ce sont comme des petits coups de pied sous la table : "rappelle-toi ! L'été arrive, il va falloir que tu partes en vacances ! ". Plus les jours passent et moins le monde existe, si ce n'est pour vanter les mérites des voyages à l'étranger. Puis arrive la météo des plages. Les reportages sur la vie en camping. Tiens, Bové va commencer ses vacances à l'ombre, pas besoin d'écran total, lui ! Et la sécheresse, aussi. Les boulettes de fioul. Mais surtout pour dire que tout va bien, la plage sera propre, on n'attend plus que vous. Et les uns après les autres, les présentateurs télé, de journaux, de jeux, de débats, d'émissions culturelles (si, si, il doit bien en rester quelques-unes!) disparaissent, épanouis, dans un grand au-revoir qui sent bon les grillades au soleil, les pâtés de sable sur la plage dorée, le bon air qui titille la narine et nettoie les agglomérations polluées. Début Juillet, ce n'est pas compliqué, il ne reste plus que vous, seul, fidèle "au poste", à ce poste de télé qui vous nargue de ces rediffusions de vieilles séries pelées par le temps, de ces jeux débilitants quasi-quotidiens, de ces reportages France profonde et congés payés, mal montés avec un commentaire affligeant en voix-off. Il ne reste plus que vous, vous et les 40% de Français qui comme vous, et comme chaque année, ne partiront pas en vacances. Allez, courage ! A l'heure où on vous rabâche qu'il va falloir travailler plus et plus longtemps, que c'est inévitable, qu'il faut redonner au travail une place centrale, vous assistez, médusé, aux 2, voire 3 mois d'éclipse estivale des stars de la télé. Il n'y a plus de combats à mener, les syndicalistes aussi vont bronzer (sauf, monsieur Bové.. j'insiste, le pauvre), plus de mauvaises nouvelles, plus de débats, plus de guerres, plus rien. Heureusement qu'il reste les irréductibles empêcheurs de festivaler en rond que ces intermittents du spectacles. Il reste encore un peu de vie, un peu de cris dans le petit écran. Dans 2 mois, ils reviendront, telle une nuée de sauterelles au teint délicieusement halé, et reprendront leur place dans la boîte à cons, avec la rentrée des classes, et les impôts et la réforme de la Sécu, et aussi les feuilles qui tombent et les pics de pollution qui reviennent enfin reprendre possession des villes. Vous vous sentirez mieux, moins abandonné, "Urgences" va reprendre, "Plus belle la vie" aussi, mais hélas pas de PPDA, les infos sérieuses vont pleuvoir, Miséricâble votre canal infos reviendra plus riche et plus dynamique. Vous, téléspectateurs, referez partie du grand tout, de cette grande communauté qui, tous les jours, pendant plusieurs heures, dans leur salon, laisse la télévision lui raconter comment est le monde.
humour es-tu là ?Oui, chez moi. Et j'en suis ravie. Car en avoir, c’est savoir rire de soi-même face au pire. Les vertus de l’humour sont multiples : il permet d’énoncer de manière voilée des vérités inavouables. Pour ma part, c’est de faire passer plus facilement mes idées, de me faire apprécier des autres…. L’humour me permet de passer pour quelqu’un de bien, il m'a permise l'ouverture d'esprit Toute sèche dedans !Ma peau en est actuellement le reflet, écailles, tiraillements, ... . Et dehors; je suis comme un morceau de bois flotté, je flotte au dessus de la vie que je regarde passer, filer, défiler, suspendue. Eternel recommencement de la vie. Tous les mêmes échos dans la tête, les mêmes refrains sur mes lèvres. Ma vie est mienne à l'intérieur, même si le reflet extérieur, le vernis, la façade, donnent le change pour paraître plus belle, plus brillante. Les fêlures, les craquelures sont partout. Aller d'un point A à un point B. Puis du point B au point C. Puis du point C au point D. Parfois je saute le E, le F et bien évidemment le point G. Bon je reviens en arrière et ainsi, je perds un bout de l'alphabet en route. Et puis de toute façon, je sais pas quand il sera le moment de sauter dans la case Z. Allez Zorro, avoues. Je ne sais pas où je vais et je frappe au hasard avec l'épée sur un cheval dézingué qui en a marre de galopper. Parce que n'importe où que je le conduis, c'est pareil. Et quand je me repose, c'est encore pareil. Et quoi que je fasse, ce sera toujours la même chose parce que je trimballe trop de trucs chiants dans ma tête. Alors faut la couper hein, ou la vider, laisser les trucs dégoulinants et collants, et puants, et gluants s'échapper jusqu'à ce moment, très court, où je suis toute légère. Et puis hop, cela recommence, doucement comme les mauvaises herbes, j'arrache tout, mais c'est toujours là. Surface plane quelques heures, quelques jours, quelques semaines et puis, discrètement, cela revient, cela repousse, cela foisonne et je me dis "zut, faut recommencer encore". Quelques jours sur pause, ce serait pas mal pourtant, mais non, sinon la bande s'emballe et cela s'embrouille partout. Cela fait des noeuds. C'est chiant. C'est chiant la vie. C'est fatigant, pourtant y'a plein de bons petits moments et de petites choses furtives qui sont bonnes à prendre, mais là aussi, il faut les mériter, non ? Oui, il faut les mériter ! Et voilà. alors qu'aujourd'hui, j'aurais voulu me dorer la pilule 5 mn en bouquinant et devinez quoi ? j ai les yeux qui se ferment. Je suis fatiguée. Allez dodo pour une petite sieste.... non crapuleuse, malheureusement ! humeur du jour, bonjour !La vie me semble étrange et me glisse entre les phalanges, est ce que l’apprentissage dure toute la vie ? Je suis étrangère à moi-même alors comment prendre mes propres décisions…j’ai la tête sous L’eau. De quoi ai-je peur ? Sûrement de rien. Ou de tout. Oui de tout. Une société où l’on ne peut rien dire, mais moi ce n’est pas ce que je veux. Mais ce n’est pas le sujet du jour et pas le temps de venir mettre mon humeur du jour tous les jours, trop de chose à faire ! Seule, j’essaie de d’avancer et garder la face. Pas facile seule justement. Mais voilà, j’avance tranquillement en me disant que c’est peut être Lui qu’il me faut…mais qui Lui est-il ? j'ai mal au coeur !J'entame ma 4ème année où je n'ai jamais cessé d'avoir besoin de l'homme de ma vie, de l'homme que j'ai aimé d'un véritable amour, sentiment que j'appelle "amour passion". Nous nous somme séparés puisqu'il était hors de question de quitter sa femme et de tirer un trait sur sa vie avec elle. je suis affreusement malheureuse. Ces dernières années, je n'ai pas cesser de penser à lui et de souhaiter le revoir. Mon Dieu que les temps sont durs. Me voilà à écrire parce que ce sera la seule chose qui pourra me servir d'éxutoire. Je souffre, je pleure. Les sanglots ne cessent, je n'ai plus envie de rien. Je crie "Maman" parce que je voudrais m'effondrer dans ses bras plutôt que sur mon oreiller. Je voudrais entendre ses pas et qu'elle vienne près de moi et qu'elle sèche mes larmes. Parce qu'ici, seule avec mon oreiller, j'en ai assez et je ne tiens plus. J'ai mal au cœur. Oui, mon cœur est en miettes, mon cœur est percé et se déverse dans mon corps. Oui, décidemment, je crois que personne ne le remplacera. Je voudrais voir ma soeur à la porte pour me jeter dans ses bras.Je voudrais tout oublier, je voudrais ne plus penser, je voudrais ne plus souffrir, En effet, je passe mon temps à espérer le revoir, à l'attendre. Oui, c est insensé, je ne me comprends plus, mais rien ne me motive pour rester zen (comme on dit) et tous les petits tracas n'arrangent rien, ils prennent des dimensions qui dépassent la raison, cela me pèse et ce n est pas moi ...que m arrive-t-il ? Pourtant, je suis persuadée que les gens, les amis, ni personne ne peut me condamner d'avoir voulu trop aimer. J'ai cru être aimée plus que je ne puisse rêver, ni imaginer.....Est-ce cet amour qui s'est chargé de me punir ? ma vie n'est qu'un sentiment de gâchis. Par amour, ne donnez jamais votre coeur ! on en oublie l'essentiel, la vie ! Demain sera sans doute un autre jour ! décidément, cette phrase devient ma devise.... hommage à Michael Jackson !
Eteignez la play list de Carla Bruni pour écouter celle-ci .
Sans être fan, je peux que saluer cet artiste qui s'en est allé... ce qui restera et émerveillera toujours, c'est la musique, le danseur et l'histoire du plus grand phénomène de la pop music, pour qui le mot "megastar" a été inventé. Rien n'a été prouvé sur ce dont il a été accusé. Il n a été qu'un pur produit commercial. La preuve .....même sa mort ! A mon avis, il a été la cible de tous les maux alors qu'il a cherché à "tout prix" à s'en préserver et ce depuis son enfance.... Il mérite, enfin, un repos éternel pourvu que "la mort fine" l'ait accompagné.
épuisée !Pardon ! pas beaucoup d imagination ces temps ci ! ni le temps de venir mettre mon humeur du jour tous les jours, trop fatiguée et trop de choses à faire: visites médicales, spécialistes en tout genre, paperasses sécurité sociale, paperasses pour avocat, concentration sur mon nouveau job : le mi temps thérapeutique c'est court ! Mais ma réinsertion dans le monde du travail me donne la force d'avancer et de cotoyer du monde. un chef d'oeuvre !The Hours est l'un de ces films qui reste longtemps dans l'esprit, qui nous plonge dans une mélancolie, une émotion impalpable. La quête du bonheur, la perte de soi, tous ces thèmes se retrouvent dans trois époques, trois portraits, un seul sentiment. La vie, son absence, le temps qui passe ; ce film est une pure merveille.D'abord, je salue le respect de l'oeuvre littéraire de Mickael Cunningham .Ce film, que dis-je ce Chef d'oeuvre, est très certainement à l'origine du mot "boulversant". Trois immenses actrices ont démontré leur talent d'émouvoir, d'impressioner et par conséquent d'être admirées en interprétant ces trois femmes liées par le thème du suicide. Nicole kidman pour ne citer qu'elle est particulièrement saississante dans son rôle de Virginia Woolf. Ce film a été admirablement réalisé, le scénario est riche et original ainsi que l'histoire en général. Pour conclure, le film mérite largemet les nombreux Oscars qu'il a reçu. je vous le conseille : à voir, à acheter le dvd et le conserver la fête de la musiqueJe me rappelle de ces années 70. De ce vent de folie, de liberté, des cheveux longs et tenues colorées sur des airs rythmées. Les Doors m'envoutaient, les Beatles m'énivraient de leurs mélodies. Bob Dylan défendant la paix. Le refrain des Moody blues, nuits de satin. Les Kinks, Creedence, Deep Purple, Léonard Cohen, Holidays des Bee-Gees. Et bien d'autres avec leur talent transformaient la musique en art de vivre. Les années Love and Peace ont su tracé le chemin d'une jeunesse expressive et idéaliste. Aujourd'hui, les frontières musicales ont changé, elles ont une identité populaire et sont parfois la révolte contre l'intolérance. Heureusement, quelques survivants du passé me rappellent cette immense marée humaine, libérée, insouciante des conséquences musicales sur la société, mais je garde le bon côté des choses car c'était unique... pour toi papaQuand la vie donne des épreuves difficiles, à un être qui nous est ou a été cher, alors on a envie de lui dire tout simplement, combien on l'aime. Papa, je lève les yeux sur les couleurs de la vie, envers et contre tout, car l’âme ne connait aucune distance, et par delà les continents, de toi à moi, je suis là : près de TOI ! Ce sont par ces mots, que je t’offre un bouquet de : "Je t’aime "! merci de me visiter et de me découvrir A travers ce blog, bien sûr Château ! c'est fort - il m'a joué des toursCet été j'irai arpenter les traces d’un lointain passé dans un village de ma tendre jeunesse : Blandy les tours (77). Un petit village qui j'imagine gardera à mes yeux encore de son attrait. Rien qu'en y songeant, j'ai des images évidemment qui remontent avec aisance au temps de mon enfance. Les souvenirs émergent. J'espère que ces traces écarquilleront mes yeux et confirmeront que mon âme n’a pas oublié. Je vais en quelques mots me repasser le film, voilà ce que je vois... : la cour de l’école, sa vieille cloche et son préau. Oui, c’était déjà le 1er établissement où je collectionnais les billets d’excellence et prix de camaraderie…. Je me souviens des cris, des jeux, des rires, des sauts d’enfants qui n’affrontent plus depuis longtemps le noir du tableau. Des fenêtres qui laissent encore deviner les encriers et couleur de l’encre, l’odeur de la craie, le bois des tables et bancs d'écolier, les règles de grammaire récitées. Une rue particulière « la grande rue » où les maisons mitoyennes formaient un rempart étroit à une chaussée fortement pavée qui décourageait les cyclistes osant s’y aventurer. Au bout de cette rue, la haute façade d’une maison qui n’est plus. Elle a maintenant perdu ses volets derrière lesquels se cachaient les visions des 5 années de ma tendre jeunesse. Je revois la cuisine, lieu de vie principale et la salle à manger dont la chaleur provenait d’un précieux charbon. Deux chambres aux modestes dimensions, dans l'une d'entre elles sont nés des trésors d’imagination. Oh ! S’il m’était permis de revoir les moindres recoins de cette habitation ? Peu importe, ceux-ci resteront toujours gravés dans ma mémoire avec passion. Sans oublier un jardin avec ses rosiers, son potager qui se terminait à l’aplomb d’un bois vers lequel se traçaient des chemins, des petits ruisseaux. Devant, jouxtant la maison, je revois le poulailler mystérieux et secret, mais aujourd’hui, cette petite maison a été remplacée par un joli pavillon au fond d’une cour dont l'arbre central a été malheureusement abattu. Un quartier ancré dans les souvenirs. La vitrine de l’épicerie a disparu dans le passé emportant des merveilles qui faisaient rêver et illuminer les yeux de l’écolière que j’étais. La place du village aussi s’est métamorphosée, son château-fort a été restauré. Le bitume et les places de parking ont remplacés le fossé entourant le château. En contrebas de cette place ombragée, le village s’écoule en un rythme paisible et silencieux, seulement troublé par les touristes venus pour visiter le château. Puis, l’évocation quelque peu sommaire du nom des habitants, des rues, de cette école à la fois maternelle et élémentaire, me rappelle la douceur d’un univers : La ville de Blandy-les-Tours au passé doublement millénaire. . le chemin de la vie est stress fragileTous les matins, j'entre dans un nouveau jour, j’avance d’un pas décidé armée de ma musique dans les oreilles, prête à attaquer et mordre la vie. Je regarde vivre la vie. J’observe le ciel, le soleil ou bien la pluie et la grisaille de Paris et je rêve à des peut-être. J'allume mon mobile et surprise, un message ! soudain, j'ai le sourire. Je vis chaque moment intensément. Mes émotions sont toujours vives. Je m'attends à tout et j'imagine beaucoup. Rêveuse ? Oui sans doute. Mes yeux s'arrêtent sur ces oiseaux de passage qui dans quelques secondes auront disparus. C’est étrange ce sentiment qui m’envahit. J'ai toujours l'impression que c'est un petit moment que je partage avec eux, j’aimerai tant les accompagner.
Passer son temps à écrire, à écouter des mélodies, à se bercer au milieu de ses rêves et de ses doutes, selon l'humeur du moment, et contempler sa chute sans vraiment savoir. Repenser sans cesse aux mêmes choses, se souvenir à n'en plus jamais sourire, cela doit être ce que l'on appelle toucher le fond. Pourtant aux yeux des autres, je vais mieux. J’ai peur….Ce n'est pas le bon chemin que je prends, mais c'est simplement le mien, et ce n’est pas facile de faire face. Ils ne comprennent et ne comprendront pas, je le sais, alors je suis et resterai seule...Mais aurai-je assez de courage ? pour enfin leur faire admettre que je n'ai besoin que de vivre d'amour et de passion. Je me demande où est ce putain de point de non retour, pourquoi et comment j'en suis arrivée là, sans doute l'amour, toujours l'amour, rien que l'amour ! A vrai dire, je ne sais pas, je ne sais plus grand chose d'ailleurs, et de toute façon peu importe. Pour le moment, je stagne, j'en reste au même point, et je n'en vois pas le bout, ça devient pesant. A l'évidence, l'idéal que je m'invente n'est pas à ma portée, c'est pour cela que je n'arrive plus à avancer. Tout n'est que mensonges, fantasmes. A trop rêver on en oublie parfois de vivre....Est-cela la mélancolie ? Chaque soir, chaque jour qui passe, je constate qu'une absence d'espoir. Abandonnée, solitaire. Pour moi pas de secours. Pourtant, je veux oublier l’écho de mon chagrin. En finir avec toute cette souffrance latente, mais je ne vois que des yeux vides, je n'entends que des rires stupides. Je constate que tout est tracé, que tout est conforme. En fait que tout est banal, que tout est ainsi..... Je me donne encore un peu de temps, le temps de vider mes tiroirs pour enfin être soulagée et voir, avec toute quiétude, défiler le film de ma vie..... car tout tourne encore et toujours sur les mêmes bases. On dit me comprendre, mais sans me prendre réellement au sérieux. Voilà 40 ans et plus maintenant que je traîne cette mélancolie. Maintenant, plus convaincue que jamais, je voudrais juste trouver de l'amour, le vrai, la complicité. Je pense que les personnes qui se disent si ouvertes, à être là, à m’écouter, devraient peut-être s'offrir un peu d'humilité. Envisagez, je vous en prie, le fait que je ne suis pas dépressive mais une personne tout à fait "normale" (oui, bien normale) avec simplement la volonté de vouloir à tout prix aimer et être aimée. Oui, je vous souhaite de n'avoir jamais à vous poser la question que tout suicidaire peut se poser sans cesse jusqu'au moment où....Mais, je vous demanderai de bien vouloir accepter mon mal-être et non pas simplement croire à une crise passagère, comment pouvez-vous deviner ce que je ressens au fond de moi ? C'est terrible de souffrir au point de penser au suicide en permanence. Chaque seconde est une blessure, même respirer paraît douloureux. Les larmes me prennent devant les joies des autres car je ne connaîtrais pas ces moments. A chaque fois me revient la nostalgie de la petite fille que j'étais, abandonnée, vivant dans son monde, me prend à la gorge et devient douloureuse. De jour en jour, je me force à accomplir en « rampant » toutes les choses de la vie quotidienne. Je peux vous assurer que l'obsession suicidaire fait plus souffrir que le délire ou la maladie. Je suis prête à tout pour que ça passe. J’accepte même jusqu'à l’hospitalisation, ou que l’on m'annonce encore une maladie incurable au lieu d'avoir cette douleur morale. Ce sont 40 années de souffrance psychologique allant crescendo jusqu’à ne plus pouvoir me passer d’anti-dépresseurs. Cette obsession est une douleur continuelle. Oui, je suis assez courageuse pour relativiser les réflexions désagréables de ceux qui ne me comprennent pas (comment le pourraient-ils ?). J'accepte ma personnalité puisque mon humour me tient en vie. Pour conclure, j’ai pris ici le risque de passer pour une illuminée ou bien la folie m’a enlevée la conscience, et m’a amenée à l’indifférence aux sensations. Non ! c’est une compréhension. Mais, j’espère pour vous qu’il est possible de vivre pleinement et je vous le souhaite de tout mon cœur.
l'ici et maintenantLa vie c'est une humeur qui naît de l'air, de l'or qui n'a l'air de rien, une heure qui n'est pas leurre. Un miracle pourtant plus grand que tout, telle est la vie. Indéfinissable. La vie c'est une racine qui plonge dans la lumière, s'abreuve d'infini, se nourrit de rien, se contente de l'Univers entier, et plus encore. La vie n'exige que l'impossible, laissant les miettes aux rêveurs. La vie est un songe quotidien, une vérité dure comme un sommeil, un soleil imbibé de pluie, une pierre qui s'évapore, une neige sans fond, une flamme qui sort du lot. La vie c'est un crâne qui rit, l'amour qui pleure, l'eau qui réfléchit, mais surtout, un mystère à notre porte : l'éther sur terre, la matière qui déborde d'idées. La vie frappe l'esprit, caresse la peau, cogne les fesses. Et ne cesse d'étourdir les têtes. La vie cela fait aussi être, cela fait naître et cela fait paître. La vie est gratuite mais valant tout et n'importe quoi elle ne vaut plus rien puisqu'elle est égale à la poussière, aux astres, aux vers et au vent. C'est dire combien la vie nous est d'autant plus utile qu'elle ne sert à rien du tout, et plus on s'en sert, plus on en a envie. Et plus on la veut, moins elle est utile. Et moins elle est utile, plus on l'aime, la vie. noir pour rimer avec espoirCe matin en entrouvrant les paupières, l’unique image qui se dresse devant moi semble être un mur de couleur noire ! Mais non ! il ne s’agit que d’un voile noir, bien sûr, mais un voile. En ouvrant la fenêtre un petit vent fait frémir et voler délicatement ce rideau sombre qui me sépare du dehors. Mon esprit prisonnier et encore si chagrin décide de tenter la traversée de cette opacité et vole timidement au devant d’une lumière qui l’attire tout en l’effrayant. Mais où sont passées les couleurs ? Le bleu du ciel, le vert de l’espérance ? Le rose de la douceur ? le jaune du soleil ? Devant, d’un côté, de l’autre, la palette a disparu, mais en jetant un coup d’œil en arrière, toutes les couleurs sont bien là attendant d’être à nouveau invitées dans le doux voyage d’une nouvelle journée.
bonne fête Maman !Toutes jeunes, notre maman n’était pas près de nous mais tout son amour nous semblait naturel, à moi comme à ma soeur et comme quelque chose qui va de soi. Elle n’avait peut-être pas le talent pour écrire qu'elle nous aimait, même pas pour le dire, mais elle emplissait notre univers. Je voudrais que ce soit tous les jours la fête des mères. Je voudrais pouvoir lui dire les mots qu’une pudeur imbécile retient dans ma gorge, simplement : "maman je t'ai aimée, adulée, je t’aime plus que tout et tu me manques terriblement.…..merci… Bonne fête à toutes les mères qui passent par ici, sans oublier les autres bien entendu...
moi petite fille 8 ans
"Si maman si " Paroles et Musique: Michel Berger 1977 ©
Editions Musicales Colline
Tous mes amis sont partis
Mon cœur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi
Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi
Mon cœur est confortable, bien au chaud
Et je laisse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi
Si, maman, si
Si, maman, si
Maman,si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi
Faut-il une fête pour aimer sa mère ?Les petits répondront qu’ils l’aiment tous les jours ! Et d’ailleurs, ce sont les gouvernements qui l’ont instituée plutôt que les familles.Le premier à avoir lancé l’idée, c’est l’Etat américain, pour remonter le moral de ses soldats envoyés en Europe lors de la Première Guerre mondiale. Il crée alors un Mother’s Day le deuxième dimanche du mois de mai et incite les combattants à envoyer des cartes à leur mère en leur racontant leurs faits d’armes pour le rétablissement de la paix en Europe ! En France, c’est pendant l’Entre-Deux-Guerres que de nombreuses associations proposent de célébrer, sinon toutes les mères, du moins les mères de famille nombreuses ou les mères "méritantes" (notamment les veuves de guerre élevant seules leurs enfants, un cas hélas bien fréquent à l’issue d’un conflit qui a fait 1,5 millions de morts pour la France). S’il n’y avait pas encore de "jour" officiel, on vit se multiplier les prix locaux, régionaux ou nationaux destinés à récompenser ces "mamans de choc". Parmi les plus célèbres, le prix Cognacq (du nom du fondateur de la Samaritaine) attribué par l’Académie française à une mère de famille nombreuse (vingt, vingt-deux enfants, ce qui se trouvait encore !).En 1941, le maréchal Pétain s’y met à son tour, en instituant une "Journée nationale des mères". Comme les Américains en 1914-1918, il veut exalter le patriotisme à travers chaque famille.Après guerre, l’idée est reprise par le président de la République Vincent Auriol. C’est lui qui l’institutionnalise le 25 mai 1950, marquant à travers elle son souhait d’un développement de la natalité. Là encore, on est bien loin de la fête de famille privée… Depuis ce 25 mai 1950, la fête des mères a lieu tous les ans, le dimanche qui suit la pentecôte. Comme les instituteurs ont très tôt été incités par l’Etat à faire préparer à leurs élèves des petits cadeaux à offrir… la fête officielle est devenue progressivement une fête populaire et familiale. Oh, pas tout de suite bien sûr ! Mais les années 1960-1970, avec à la fois l’essor d’une société de consommation et la libéralisation de la femme, ont vu ce basculement : puisque les appareils ménagers affirmaient qu’ils "libéraient la femme", les petits, avec l’appui du budget des papas, ont "libéré leur maman" en lui offrant l’appareil dernier cri. Et puis les fleurs, et puis les poèmes, le plus joli cadeau d’enfant puisqu’il vient du cœur. La fête est devenue désormais incontournable pour sept millions de mamans ! Il suffit d'un instantParfois il suffit d'un regard, d'une gêne, d'une silhouette, de la fin d'une attente, d'un sourire, d'un silence empreinté, d'une maladresse, d'une réponse idiote, d'un bégaiement, pour qu'une émotion soit, et atteigne un absolu, une complétude, qu'une vie entière ne pourrait peut être jamais nous faire approcher. Et les mots seront toujours pauvres, approximatifs et démunis à vouloir et pouvoir le raconter. Alors, il nous faut les rechercher en nous ces instants magnifiques, en les souvenirs qu'ils ont laissés, en ces traces intimes et discrètes inscrites en notre âme, en ces frissons qui parfois s'en reviennent, ces larmes tièdes qui s'écoulent impromptues sans que l'on puisse les retenir. Parfois ils ressurgissent sans nous prévenir, dans une mélodie, un moment d'absence, ou encore parce qu'on les appelle, pour revivre un peu cet incroyable, cet émoi indicible. Humanité et Apocalypse"La petite fille de monsieur Linh" de Philippe Claudel. Quelle histoire touchante, triste mais aussi pleine d'espoir en la vie et surtout en l'amitié ! En effet, je crois que l'amitié est ce qui sauve Monsieur Linh du désespoir et l'empêche de sombrer pour devenir un zombie parqué dans un centre pour vieillards. Il réagit et ce qui le fait réagir est justement le lien qui le rattache à Monsieur Bark, son ami si différent de lui et en même temps si proche de par le vulnérabilité et la nostalgie du passé. La condition de réfugié est admirablement dépeinte et ce qu'éprouve Monsieur Linh, sa détresse et sa confusion sont décrites avec justesse et beaucoup de sensibilité. Difficile d'en dire plus sans dévoiler trop de détails du récit mais ce livre, dès les premières pages, m'a touché droit au coeur. Quel beau personnage pathétique que ce vieil homme qui se rattache à des bribes de son passé comme une poignée de terre de son pays, une vieille photo toute jaunie et surtout son trésor inestimable : sa petite fille. Très beau et surtout, très prenant. J’ai lu ce livre comme une fable tendre où la pudeur des sentiments en révèle leur noblesse, où, quand les mots ne servent à rien, la tendresse d’un geste, la bienveillance d’un sourire effacent les regards méchants ou indifférents. Ce roman, remarquablement composé, est économe de mots, d’effets de style, de pathos pour mieux faire passer une vraie émotion. La vie, que Philippe Claudel dépeint comme un « collier de blessures que l’on passe autour du cou », la vie est aussi faite de ces rencontres improbables, ici sur un simple banc de jardin public, où deux accidentés de la vie font de leur collier une parure de reconnaissance. Ce récit, par ailleurs, m’a paru être l’opposé du livre de Cormac Mc Carthy « La route » : qui lui est à lire sur le divan ! tellement il est vrai que le récit de ce livre est un des plus tristounets que j'ai lu jusqu'à présent. J'ai lu ce livre...dans une salle d'attente d'un psy ! peut être pour qu'il soit sûr que je rentre dans son cabinet encore plus déprimée que d'habitude !.... Bien, si l’un et l’autre sont des romans d’amour, écrits au présent, si l’un et l’autre racontent une odyssée, si l’un et l’autre ne sont ni datés ni vraiment situés, ce qui leur donne une certaine universalité, « La petite fille de Monsieur Linh » lui est un récit pétri de délicatesse, de tristesse toujours teintée d’optimisme, de confiance parfois amère, d’humanité, alors que l’autre est un brassage noir de déshumanisation et de méfiance quand ce n’est pas de défiance. Certes « La route » est un livre plus fort, plus fondamental, plus écrit que celui de Claudel mais je voulais les rapprocher car ils sont peut-être les deux facettes de nos existences. De beaux roman dans lesquels je me suis laissée embarquer ; de ceux qu’on ne peut oublier. Mais après ?Je suis très émue que l'ouvrage d'Anna Galvada "Je l'aimais" ait inspiré Zabou, la réalisatrice, pour son film qui vient de sortir en salle. Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes de voir un film tiré d'un livre lu, mais là j'avoue que je n'ais pas été déçue.... L'histoire : une nouvelle passion ! mais est-ce de la force, de la lâcheté que de rester avec celui ou celle que l’on connaît, avec qui on a construit une vie, avec qui on construisait des projets ? Un homme (l'acteur : Daniel Auteuil), est le personnage central. Il confie à sa belle-fille, pour la consoler de la douleur qu'elle ressent ayant été abandonnée par son mari....pour une autre, ...son histoire d'amour avec une femme qu'il a quittée jadis pour rester auprès de son épouse, et ce, contrairement à son fils.....cette confidence m'a bouleversée, allez voir le film. (cet homme pourrait être celui que j'ai aimé....) douloureux souvenir (2005) !J’ai mal de ton silence, si mal de ton absence, mal de ces moments qui ne seront plus, de ces instants partagés maintenant révolus… mal de ton ombre qui n’est pas, et que je cherche sans cesse ! J’ai mal de ces matins sans un signe, de ces nuits sans étoiles, sans appel. Mal des jours qui passent sans toi, de te chercher dans nos endroits familiers devenus silencieux et inconnus. J’ai mal de ne pouvoir plus me retrouver dans tes regards déjà effacés… si détournés et oublieux de ce que nous étions ; si mal de ne plus savoir ce qu’est ta peau, de ne plus sentir le frisson, de ne plus t’attendre, de ne plus espérer ton retour. J’ai mal de ces larmes imprévues qui surgissent impromptues, quand d’un coup le jour me rappelle ton absence. J’ai mal des secondes qui se traînent, des jours qui passent avec des souvenirs à ranger dans ma mémoire douloureuse. Mal de mes aujourd’huis sans saveur. J’ai mal de ta voix qui ne m’appelle plus, de mes mots que je jette sur ce blog car tu n’es pas là pour les recueillir. Mal de me retourner et de ne pas te voir, de t’attendre, alors que je suis seule, et ne semble le croire. Mal d’ouvrir ma main et de ne pouvoir la refermer sur la tienne, mal d’avancer sur ce chemin où j’espérai aller ensemble, et que je trace seule maintenant. J’ai mal, si mal de ce dernier regard que tu m’as refusé, détournant l’éclat de tes yeux, transparent, étranger de notre histoire…de ton histoire, autre maintenant. Mal de tes mots si froids, de tes paroles effilées qui ont vidé mon âme fragile. J’ai mal chaque jour, chaque seconde, de ce manque implacable qui rend si fade, si terne, les lundi, les mardi, les mercredi, les jeudi, les vendredi, les samedi, les dimanche et leurs semblables qui suivent. J’ai si mal de ton absence, de ton silence, de ton oubli si facile… de ton assurance tranquille, de cette certitude qui t’a fait trancher ce lien pour me laisser à la dérive dans un océan infini d’ignorance et de mélancolie. Mal des saisons qui reviennent sans toi. J’ai mal de cette incompréhension qui ronge, qui tinte, qui cogne et résonne au plus profond de moi. Mal de ce vent froid de l’intérieur qui souffle sans cesse, comme dans un monde oublié, abandonné par l’espoir et ceux qui l’habitaient. Mal d’un passé qui se voyait devenir, et d’un coup fut repoussé, enfermé dans la malle des regrets et des "si j’avais su" ! Si mal de tes mots qui caressaient mon oreille. Mal de ce chagrin qui grimpe et enlace ma raison. Mal de ces questions inlassables qui s’entrechoquent comme des mouches dans un bocal qui se heurtent et repartent pour de nouveau s’écraser sur la paroi transparente, étonnées de ne pouvoir s’enfuir ! Comme j’ai mal de toi, de cet avortement d’un futur dépouillé des lendemains muets. Mal du temps qui passe narquois. Mal de cet abandon sans crainte. Mal de ces instants, où je te regardais sans rien dire, paralysée par l’émotion d’un bonheur incroyable. Mal des sanglots contenus face aux autres, ceux, là, qui ne savent pas que tu es parti un jour sans me dire pourquoi, après m’avoir tant répété que tu m’aimais… mal de lire dans tes silences que tous ces mots n’avaient été que des paroles enivrantes sur les lèvres d’un enfant, d’un enfant qui s’amusait à aimer. J’ai mal de cette chanson qui se joue en moi sans cesse comme une déraison intenable. J’ai mal de tes silences, mal de mes attentes, mal des lendemains sans toi… |
| ||||||||||||||